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LA MAISON

DANS LE CIEL 

Domaine départemental des Boissets

21 MAI - 30  OCT.   2020 <

 

LAAB

RESIDENCE D'ARTISTE

>MAI

OCT.<

Le LAAB, Laboratoire Associatif d’Art et de Botanique est une initiative fondée en 2007. Le collectif fédère les recherches et les créations dans les domaines de l’ingénierie et de la botanique, en art contemporain. Les installations in situ ou in progress prêtent une attention toute particulière au vivant et à la spécificité des végétaux.

 

Pour ce projet, lʼespace de la grange des Boissets accueille pendant 6 mois les expérimentations et les créations du LAAB, en combinant ici les phases de recherche, dʼélaboration, dʼexposition et propose d’éclater la notion de durée afin d’investir un espace où lʼémergence des formes prend toute son importance.  Lʼespace d’exposition oriente ainsi le regard sur les pratiques et transpose en acte la rencontre avec une matière, un support... 

Dans une relecture au long cours de ce qui dure, fût-ce à l’état de traces, nous nous proposons de travailler collectivement l’action de greffer : apporter une attention sensible à la trace, afin de rendre possible, par le soin, un bien commun, la forêt fruitière.

[...] Lʼidée est de rendre hommage au culturel dans le passage dʼun état à un autre, différent à soi et né de lʼunion, du voisinage et de la rencontre.

 

Sabrina Issa, pour LAAB

>21 MAI

30 OCT.<

ERWANN BABIN

EXPOSITION

>21 MAI

30 OCT.<

« Je me voulais tel un éclaireur envoyé-là en mission pour dessiner une boucle de quinze kilomètres en pleine nature.

Motivé par un fort besoin de sauvagerie, j’ai tracé ce sentier à la manière des bêtes que j’ai côtoyé, à la dérobée. Je franchissais routes et GR, empruntais les sentes de mouflons, bifurquais sur les pistes de renards, trébuchais dans la clairière et m’enfonçais dans la forêt. Si un pic débusqué détournait mon attention, il détournait aussi mon chemin et je le suivais d’arbre mort en arbre mort. J’emboîtais le pas aux cervidés et les laissaient m’égarer. Entre ces aléas giratoires, les particularités du paysage devinrent des sites à relier : tumulus, chazelle, engin abandonné, belvédère naturel, dolmen, doline, arbres isolés. En quelques jours, j’obtins un chemin tracé par l’envie, la rencontre fortuite et la curiosité.

Pour éprouver la routine de ce qui avait été créé dans l’enthousiasme, j’ai emprunté ce peripatos trente jours durant, cherchant dans le rituel de la marche à développer mon sens de l’observation. Je filmais le long du chemin les particularités attractives du territoire, des bêtes et des ciels, des gestes absurdes. Les marquages furtifs que je laissais derrière moi étaient composés de matériaux naturels (argile, lichen, feuilles d’automne, charbon), conçus pour se camoufler, pensés pour disparaître. »

Erwann Babin, 2020

Aléas giratoires 

installation vidéo et sonore, 2020 - Sortie de résidence La Maison dans le ciel 2019

Erwann Babin présente également son film Parcelle 808, 2018.

Projet ayant reçu l'aide à la création de la DRAC de Bretagne

EXPOSITION

CAROLINE DUCHATELET

>01 juil

01 nov.<

Comment nommer ce relief des causses, ni collines, ni montagnes ? Des vagues plutôt. Des vagues minérales, hautes. C’est un vaste plateau qui s’étire en courbes. Ce sont des jours de silence bruissant d’herbes, d’oiseaux, ponctué de l’aboiement colérique des chevreuils, des cavalcades sourdes des mouflons et des sangliers. Ce sont des aubes venteuses, pleines d’air et d’eau. L’arc de la voûte du ciel est immense, rien ne le brise ni ne le confine. De ce concert de ciel, de roche, de lumière et d’eau, ne retenir qu’une ou deux notes monocordes : filmer a minima ce paysage étendu et si large. Ne pas en faire image mais tenter d’en approcher le rythme d’un jour, une respiration. 

 

 

Samedi 15 juin

video HD, 2020

«Matin.

Brouillard vivant, mouvant, mouillé, des nappes d’épaisseur variable, des épaisseurs d’air, des intensités diaphanes. Lutte douce entre la brume et la lumière. La lumière s’y densifie, s’y estompe, s’y renforce, s’y évapore. C’est un monochrome vibrant, gris et humide. Un tulle gris couvre les reliefs, les efface. C’est un vaste tamis dans lequel le paysage est dissous en poussière d’eau, en particules grises mobiles, une toile d’où émergent des nuances infinies, des ombres qui fondent du bleu au gris au blanc, un écoulement vaporeux. Parfois, une veine de lumière, un fragment de roche - une poussée de la forme.»

 

Caroline Duchatelet, 2020

Sortie de résidence La Maison dans le ciel 2019